Record Fund: commentaires du marché

Le Record Fund – une sicav de droit belge – évolue jour après jour, sous l’influence des changements sur les marchés mondiaux. Découvrez ci-dessous quelles ont été les tendances entre janvier et avril 2015, ainsi que leur effet sur les compartiments du Record Fund.

Temps forts du premier trimestre de 2015

  • Les banques centrales prennent des mesures divergentes.
  • La volatilité des marchés financiers augmente.
  • Les résultats économiques en Europe dépassent les attentes.
  • Le dollar américain augmente en valeur jusqu’à atteindre son cours le plus élevé des 12 dernières années. Cette situation a une incidence sur l’économie américaine.

Penchons-nous plus en détail sur ces points.

Mesures divergentes de la part des banques centrales

La Réserve fédérale – la banque centrale des États-Unis – est arrivée au terme de son programme d’assouplissement. Dans le même temps, les banques européennes, japonaise et de la plupart des marchés émergents lancent le leur. Il en résulte que ces banques centrales prennent des mesures monétaires opposées et mènent donc pour l’instant des politiques économiques tout à fait différentes. En effet, là où les États-Unis entendent augmenter les taux d’intérêt les plus importants, d’autres optent pour l’assouplissement. En raison de cette divergence, l’économie mondiale est poussée dans une certaine direction et les marchés financiers sont susceptibles de fluctuer davantage cette année.

Les investisseurs espèrent toutefois que la Réserve fédérale ne fera augmenter les taux qu’à un rythme lent, afin de ne pas trop brusquer l’économie américaine et de lui permettre de s’adapter petit à petit à la nouvelle donne.

Les résultats américains en-deçà des prévisions

  • Les actions divergentes entreprises par les banques centrales ont contribué à l’appréciation rapide du dollar américain. Comparé à d’autres monnaies, le billet vert se trouve depuis fin mars à son niveau le plus élevé des 12 dernières années. Cette situation a une incidence sur les résultats de l’économie américaine. Par exemple, les exportations sont plus chères. Du coup, l’économie américaine se porte moins bien que prévu. Même le marché du travail, qui s’était pourtant montré solide, présente des signes de faiblesse dans les derniers chiffres.
  • Le rendement des obligations d’État américaines se trouve à un niveau historiquement bas. Il reste cependant très généreux par rapport à celui – parfois négatif – proposé en Europe.

L’économie européenne dépasse les attentes

  • L’économie européenne fait mieux que prévu. Elle semble même se stabiliser. Ces résultats ne sont pas uniquement dus aux économies les plus robustes. Les pays plus faibles – dits de la "périphérie" – y contribuent aussi. Néanmoins, la Grèce constitue toujours un risque
  • Le nouveau programme d’assouplissement quantitatif lancé par la Banque Centrale Européenne (BCE) vise à stimuler l’économie. Il a une incidence sur l’euro, dont la valeur diminue. De même, le rendement des obligations d’État européennes est en chute libre. Par exemple, les obligations d’État allemandes sur 10 ans ont clôturé le premier trimestre de l’année à 0,16%. D’autres obligations à plus courte durée – belges, notamment – affichent même parfois un rendement négatif. Elles atteignent ainsi un plus-bas historique.

Un boost pour les actions asiatiques

  • La politique d’assouplissement menée par la Banque centrale du Japon booste les actions. Les fonds de pension locaux et d’autres acheteurs veulent accroître la part d’actions nippones dans leur portefeuille.
  • Le ralentissement de l’économie chinoise entraîne plusieurs diminutions des taux des obligations, comptes épargne et emprunts. Suite aux prévisions de baisse de sa croissance économique en 2015, la Chine s’efforce de stimuler son économie. Il faut donc probablement s’attendre à de nouvelles réformes et de nouvelles mesures de soutien monétaire.
  • Lors de ce premier trimestre, nous avons aussi assisté à une hausse de la volatilité des taux de change dans d’autres pays asiatiques. Ces fluctuations sont essentiellement imputables au renforcement du dollar américain.

Quel effet sur le Record Fund?

Les résultats jusqu’au mois d’avril 2015

  • Le portefeuille du Record Fund – une sicav de droit belge – a signé de belles performances. Vous retrouverez toujours sa valeur nette d’inventaire sur www.recordbank.be et dans L’Echo/De Tijd.
  • L’exposition aux actions américaines et des pays émergents a constitué le principal moteur de l’augmentation du fonds. Au niveau du compartiment Dynamic, le secteur immobilier des marchés développés a également participé aux jolis résultats enregistrés.
  • Les actions et obligations d’État européennes ont, elles aussi, contribué au résultat positif.
  • Si, dans le compartiment Dynamic, l’exposition à l’or a été négative en dollar américain, elle a en revanche été positive en euro.

Modification de la composition

La hausse de la volatilité et le renforcement du dollar américain font augmenter les risques d’exposition aux devises hors euro dans notre portefeuille, surtout du fait des actifs libellés en dollar américain qui y sont détenus. Raison pour laquelle nous procédons à un rééquilibrage de ces placements, précisément pour réduire ces risques, mais également pour conserver notre stratégie à long terme.

1) Rééquilibrage au niveau des actions

D’après les prévisions, la volatilité pourrait augmenter à court et moyen terme en raison de la hausse des taux par la Réserve fédérale. Par ailleurs, les troubles devraient se poursuivre au Moyen-Orient et l’incertitude persiste quant au maintien de la Grèce dans la zone euro. Compte tenu du rendement attendu, nous réajustons l’exposition aux actions.

  • Moins d’actions américaines: en raison de leurs moins bonnes performances, nous réduisons l’exposition aux actions américaines et transférons une partie de leur produit vers des actions européennes.
  • Protection contre le risque lié au dollar: comme les actions reprises dans l’ETF sur le S&P 500 sont libellées en dollar américain, ce qui peut induire un risque de change, nous avons prévu une couverture ("Hedge") du risque lié au billet vert. Nous réduisons ainsi le risque de change lié aux devises hors euro.
  • Investissement supplémentaire dans l’ETF iShares MSCI Europe Minimum Volatility UCITS: nous voulons anticiper la volatilité prévue en investissant davantage dans des actions qui y sont moins sensibles. Nous avons une vision positive de ces actions européennes, du fait des mesures prises par la BCE, qui promet une croissance de l’économie en zone euro.
  • Moins d’actions des pays émergents: nous réduisons notre exposition à ces actions en raison des grandes divergences entre les pays en développement, lesquelles sont sources d’inquiétude.
  • Moins de fonds immobiliers: ils sont en effet sensibles à une éventuelle augmentation des taux par la Réserve fédérale.
  • De nouvelles actions japonaises: nous voyons que la Banque centrale du Japon continue de prendre des mesures à la fois attrayantes et agressives. Ces mesures soutiennent le bénéfice des sociétés nippones. Comme nous l’avons fait pour l’ETF sur le S&P 500, nous avons couvert les actions contre l’évolution du yen et ce, afin de limiter le risque de change.
2) Rééquilibrage au niveau des produits à taux fixe:

Dans les deux compartiments, nous essayons de limiter le risque.

  • Dans le compartiment Balanced: nous échangeons les titres plus risqués contre des obligations d’État européennes et des crédits à courte échéance. Nous supprimons par exemple les produits à haut rendement et les obligations de marchés émergents.
  • Dans le compartiment Dynamic: nous remplaçons les produits à haut rendement par des obligations d’État européennes à longue échéance.

Le portefeuille de Balanced avant et après le rééquilibrage (début avril 2015)

Le portefeuille de Dynamic avant et après le rééquilibrage (début avril 2015)

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